Il y a peu de chroniqueurs avec lesquels je suis plus en désaccord qu’avec Allison Pearson du Daily Telegraph. Pourtant, je salue la décision de la police d’abandonner son enquête sur son prétendu tweet. Cela n’aurait jamais dû relever de la compétence de la police. Dans le même temps, le débat suscité par l’enquête a montré à quel point de nombreux défenseurs de la liberté d’expression sont sélectifs quant au discours qu’ils sont prêts à défendre.
Les faits de l'affaire restent contestés. Il semble qu’en novembre 2023, Pearson ait retweeté une photo de policiers debout à côté de deux hommes tenant un drapeau. « Invitée samedi à poser pour une photo avec de charmants amis britanniques pacifiques d’Israël, la police a refusé. Regardez ces gens qui sourient avec ceux qui détestent les Juifs », a-t-elle écrit, apparemment hâtive à la conclusion que l’image était celle de policiers métropolitains avec des manifestants d’une marche pro-palestinienne.
La photo avait en effet été prise à Manchester plusieurs mois plus tôt, lors d'une célébration de la fête de l'indépendance du Pakistan. Finalement, après que les faits ont été soulignés dans plusieurs réponses au tweet de Pearson, elle l’a supprimé.
Un an plus tard, la police d'Essex a frappé à sa porte. Qu’ils lui aient dit qu’ils enquêtaient sur un « incident de haine non criminel », comme le ...
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